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Varna, Bulgarie : la Bulgarian Riviera

Varna, Bulgarie : la Bulgarian Riviera

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Varna n’usurpe pas le nom de notre French Riviera. Varna n’imite pas la folie d’Ibiza. Cette propension à comparer les villes entre elle, même si elle permet rapidement de se figurer Varna, est un manque de respect à sa personnalité qui lui est propre. Varna n’est pas le Nice français ou l’Ibiza espagnol. Varna a son identité sans équivoque : c’est la ville balnéaire et festive bulgare. Elle est loin d’être la plus belle, mais séduit par son folklore plaisant et charmant.

 

 

Capture d’écran 2014-08-25 à 05.14.05 Capture d’écran 2014-08-25 à 05.10.36Une étendue de sable s’interpose entre une mer foncée et son littoral. Les pieds dans l’eau, les terrasses des restaurants et des bars, et les boites de nuit à ciel ouvert s’agglutinent grossièrement, dans ce qui ressemble à d’anciens docks, cases de pécheurs, marchés couverts et hangars hauts de plafond, lorsqu’il y en a. Dans la rue, quelques graffitis et une nature  à l’assaut des murets et trottoirs ternissent le tableau.

 

 

DSCF0317Même constat pour la plage. Peut-être suis-je trop habitué à fréquenter La Mala et la baies des anges. Quelques corps dénudés interpellent mon voyeurisme. Mon cerveau reptilien ralentit mon pas déjà freiné par la difficile avancée sur le sable. J’observe ce groupe de filles. Et celle qui lit.

 

 

DSCF0318Embrumée par cette vision, ma logique m’informe que ma discrétion serait assurée à la terrasse en étage de ce restaurant. Les cicatrices martelées par mes pas sur le sable mènent à cette construction de bois blanc et au style colonial. Magnifique, surtout comparée à son vilain voisinage.

 

J’y déjeune une cuisine française avec Marc Raffard de JFD Broker. J’y digère tout en feintant de regarder l’horizon pendant que mon regard se fixe sur quelques maillots échancrés ou absents des baigneuses, le tout sous le rythme du conte de ses aventures bulgares de Marc.

 

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L’eau que ce dernier me sert récompense la pénible ascension jusqu’aux bureau de JFD, à quelques enjambées de la plage. La visite est rapide et se fait en balayant du regard l’immense salle. C’est un open-space, et les quelques bureaux individuels sont clos par des vitres transparentes. Tout est transparent chez JFD, pour reprendre leur slogan. Je foule une moquette bleue jusqu’au bureau de Marc, et débute mon interview muée en passionnante discussion. Mais ce sera pour un autre article.

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Lorsque la nuit ravit les dernières lueurs du crépuscules, le littoral est méconnaissable et la vraie Varna s’expose fièrement : fêtes, festivals et concerts, boites de nuit, restaurants, artères commerçantes coagulées… une hémorragie de gens ! La ville est métamorphosée au point que je ne la reconnaisse plus. J’avance sous les caresses des passants. Certaines plus viriles que d’autres. Rallier les plages est un défi perdu d’avance dans cette foule. J’abandonne. Je dérive dans ce torrent humain. J’échoue sur une rive familière. Je ne tarde pas à retrouver mon chemin et déboule au 4AS pour une nuit qui finira de me convaincre des atouts de Varna. Sofia sera ma femme, Varna ma maîtresse.

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La pluie n’empêcha ni les danseuses ni les filles peu farouches de continuer à danser. Douché, et conquis, je décidai de rentrer et de mettre un terme à mon aventure Bulgare. Demain, Istanbul. Je m’attarderais à Varna à mon retour.

 

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Et pour finir en beauté :